Trois-Rivières, capitale de la poésie
Cette année, la 25e édition du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières coïncide avec le 375e anniversaire de la ville. Depuis vendredi dernier, et jusqu’au 11 octobre, des centaines de poètes et de festivaliers célèbrent la strophe et la rime à Trois-Rivières.
Le Festival est un événement très particulier, unique au Québec. En 1985, l’invité d’honneur de la première édition, Félix Leclerc, avait proclamé Trois-Rivières «capitale de la poésie». Un quart de siècle plus tard, le statut de capitale n’est pas usurpé : bien plus qu’un salon du livre ou un rassemblement d’amateurs, le Festival fait entendre et vivre la poésie dans les écoles, les rues (notamment avec la Promenade internationale de la poésie, au Parc Portuaire), les restaurants, bars et cafés, au cinéma et dans la chanson, sans oublier les conférences et ateliers d’écriture. Les Trifluviens et les visiteurs sont conviés à plus de 400 activités qui les mettront en contact avec des poètes invités de tous les continents.
Pour en savoir plus
- Le site web officiel du Festival
- Tous les jours pendant le Festival, le portail Canoë publie un portrait d’un(e) poète québécois
- Le Nouvelliste recense quelques sites web de référence sur la poésie
- Voyez notre billet sur le twaiku (ou le haïku adapté au Web 2.0) ainsi que notre billet sur la popularité du rap et du slam à Trois-Rivières
- Trois-Rivières a été désignée Capitale culturelle du Canada 2009 par le gouvernement fédéral
De l’alexandrin au twaiku
La 25e édition du Festival international de la poésie de Trois-Rivières se déroulera du 2 au 11 octobre prochain.
La poésie peut prendre multiples formes, et la création littéraire peut parfois utiliser des outils de prime abord incongrus. Le réseau social Twitter, où l’on doit s’exprimer avec un maximum de 140 caractères, est particulièrement adapté pour la diffusion de haïkus, ces poèmes japonais qui tiennent en un seul vers. Un nouveau terme a d’ailleurs été créé spécifiquement pour Twitter : le twaiku !
On peut lire plusieurs poètes amateurs en tapant le hashtag (#) haïku ou twaiku dans le moteur de recherche de Twitter. La gare de Londres a même organisé un concours de haïkus via Twitter, diffusés sur un panneau de la station ! Les meilleurs twaikus ont ensuite été évalués par la poète Jackie Kay et par l’artiste multidisciplinaire Yoko Ono. De quoi donner une coloration Web 2.0 à cette forme de poésie traditionnelle.

Si la poésie et le Festival international de Trois-Rivières vous intéressent, vous pouvez joindre l’événement Facebook et le diffuser parmi vos contacts.
Trois-Rivières, ville hip-hop
Pourquoi le rap est-il si populaire à Trois-Rivières ? Le tissu industriel de la ville et sa culture ouvrière y sont sûrement pour quelque chose. (Pour les néophytes : le rap est l’expression musicale du mouvement culturel urbain hip-hop, qui a émergé dans le Bronx à New York au début des années 1970. Le slam, pour sa part, est une forme de poésie improvisée proche du rap qui aurait vu le jour à Chicago en 1984.)
Le Festival Urbain de Trois-Rivières, du 20 au 23 août, reflète bien l’importance du rap dans la vie culturelle de la capitale de la Mauricie. L’événement met l’accent sur le rap francophone produit au Québec avec des personnalités comme Ale Dee (originaire de Trois-Rivières), Imposs, Moines de rue, Taktika, le collectif Kikaflow et plusieurs autres.
De manière générale, les chansonniers (et leur poésie) ont toujours eu énormément d’impact au Québec ; de la poésie rythmée au rap, il n’y a qu’un pas. De plus, il y a sûrement un lien entre la popularité des humoristes (dont l’art repose sur la parole) et celle du rap, avance un rappeur montréalais.
Le rap québécois a fait beaucoup de chemin depuis ses origines, au début des années 1980. Revoyez par exemple Lucien Francoeur et son «Rap à Billy» en 1983, «MRF est arrivé» de Mouvement Rap Francophone en 1990, et, pour nommer une des formations les plus populaires des dernières années, Loco Locass.
Pour en savoir plus sur le rap québécois et trifluvien, quelques suggestions.
- Le blogue HHQC.com, qui se veut «la source du hip-hop québécois».
- Le répertoire HipHopFranco.com, «nouvelles de la scène hip-hop québécoise».
- Le blogue Slam Mauricie, où l’on peut lire des comptes-rendus des soirées de slam-poésie à Trois-Rivières.
À propos de slam… Il vous reste une journée pour participer au Grand Slam du 375e ; courez la chance de gagner l’une des cartes-cadeau Archambault, d’une valeur de 60$ chacune ! Le Grand Slam sera récité le 23 août à l’occasion du Festival Urbain.
Le Grand Slam du 375e
Laissez votre marque dans l’histoire de Trois-Rivières !
Participez au Grand Slam du 375e dès maintenant, et courez la chance de gagner l’une des cartes-cadeau Archambault, d’une valeur de 60$ chacune.
Un slam ?
Il s’agit d’une forme de poésie improvisée, populaire et ludique, qui repose sur la participation du public. Le slam aurait vu le jour en 1984 sur une scène de Chicago. Pour en savoir plus sur le slam, voyez…
- la définition dans Wikipédia ;
- le blogue Slam Mauricie ;
- et un slam de Sieur de Laviolette réalisé au Nouveau-Brunswick.
Particularité du Grand Slam du 375e : il prend naissance sur le Web. Il sera récité le 23 août à l’occasion du Festival Urbain de Trois-Rivières.
Comment participer au Grand Slam ?
- Rendez-vous sur la fanpage Facebook.
- Cliquez d’abord sur l’onglet «Bienvenue». L’onglet «Concours» indique la marche à suivre.
- Écrivez votre poésie (140 caractères maximum) dans la section «Le Grand Slam».
Trois-Rivières, plus que jamais, est la capitale de la poésie urbaine !
