Publicité et salles de cinéma à Trois-Rivières
L’un des grands avantages des blogues, c’est de permettre à des spécialistes (voire des micro-maniaques tendance fétichiste) de s’autopublier et de partager une information pointue. Ou encore de mettre en ligne des documents d’archives qui, autrement, ne seraient accessibles qu’aux usagers des bibliothèques.
Un nouveau blogue (lancé en août dernier), Publicité et salles de cinéma à Trois-Rivières : petite histoire du grand écran au vingtième siècle, présente des publicités des salles de cinéma de Trois-Rivières telles que publiées dans les journaux trifluviens de 1896 à 1999. Ces documents ont permis à l’historien Mario Bergeron de réaliser un mémoire universitaire sur l’histoire des cinémas de Trois-Rivières.
Plusieurs pubs sont savoureuses, notamment une réclame pour le film The Kid de Charlie Chaplin (1921), avec ce slogan : «Voici, sans exagération, la meilleure comédie jamais produite».
Tu sais que tu viens de Trois-Rivières quand… (suite et fin)
Quand tu sais qu’en 1653, Trois-Rivières était fortifiée pour résister aux attaques des Iroquois.
Quand tu sais qu’en 1760, Trois-Rivières comptait environ 600 habitants vivant dans 110 maisons (il y avait donc 5,45 personnes par maison, en moyenne).
Quand tu sais qu’en 1808, Ezekiel Hart, de Trois-Rivières, est devenu le premier député élu dans l’Empire britannique, ce qui provoqua une controverse : il était juif (son père fut le premier juif à fonder une famille au Canada), donc il ne pouvait être assermenté sur la Bible. Expulsé du Parlement, il fut réélu et… expulsé à nouveau !
Quand tu sais que le premier service de traversier sur le Saint-Laurent remonte à 1847, que le premier service ferroviaire desservant Trois-Rivières date de 1878 et que les tramways ont fait leur apparition au centre-ville en 1915.
Quand tu sais qu’en 1979, Trois-Rivières s’est dotée d’une grande salle de spectacles multifonctionnelle, la salle J.-Antonio-Thompson, sur le site d’un théâtre construit en 1927 qui avait ensuite servi de salle de cinéma.
Quand tu sais que le Festival International de la Poésie a été fondé en 1985. Félix Leclerc était l’invité d’honneur de cette première édition.
Tu sais que tu connais Trois-Rivières quand… (encore)
Quand tu sais que sous le régime français, plusieurs explorateurs étaient basés à Trois-Rivières: Jean Nicolet, Jacques Buteux, Chouart des Groseillers, Pierre-Esprit Radisson, Joseph-François Hertel de la Fresnière, sans oublier la famille La Vérendrye.

Quand tu sais que les premiers travaux d’installation des Forges du Saint-Maurice datent de 1732 — une aventure industrielle qui durera environ 150 ans.
Quand tu sais qu’en 1752, un soldat voulant se venger d’avoir été emprisonné sous de fausses accusations a allumé un incendie qui a rasé un couvent, le seul hôpital de Trois-Rivières, le pensionnat des Ursulines et 45 maisons.
Quand tu sais qu’en 1814, le traversier qui reliait Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières a coulé à pic, emportant dans les flots un équipage de soldats du 81e Régiment.
Quand tu sais que la papetière Wayagamak a débuté ses activités à Trois-Rivières en 1911.
Quand tu sais que la création de la ville de banlieue Trois-Rivières Ouest date de 1963.
Tu sais que tu connais Trois-Rivières quand… (suite)
Quand tu sais que Samuel de Champlain, remontant le fleuve Saint-Laurent en 1603 à la recherche d’un site propice à l’habitation, s’est attardé à un lieu nommé «les Trois-Rivières».
Quand tu sais qu’en 1663, la Nouvelle-France était désormais divisée en cinq «gouvernements» :Trois-Rivières, Québec, Montréal, la Louisiane et l’Acadie.
Quand tu sais que lors de la Guerre d’Indépendance des Treize Colonies, en 1776, une expédition des «Bostonnais» à Trois-Rivières a été repoussée par des soldats britanniques et leurs partisans ; ces Trifluviens ont tué plus de 200 soldats américains.
Quand tu sais que l’usine de la Canadian International Paper, construite en 1919 à l’embouchure de la rivière Saint-Maurice, est devenue en 1924 l’usine de pâtes et papiers la plus imposante au monde.
Quand tu sais que le pont Duplessis, qui relie Trois-Rivières à Cap-de-la-Madeleine, s’est effondré en 1951.
Quand tu sais que le gouvernement du Québec a accordé à la vieille ville de Trois-Rivières le statut d’arrondissement historique en 1964.
Quand…
Tu sais que tu connais Trois-Rivières quand…
Quand tu sais que la première mention de Trois-Rivières sur une carte remonte à 1601.
Quand tu sais que le premier numéro d’un journal trifluvien fut publié en 1817 par le fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste, Ludger Duvernay, sous le nom de Gazette de Trois-Rivières.
Quand on t’a raconté qu’en 1908, un enfant a allumé une allumette dans une grange pour retrouver son ballon et a causé involontairement le plus gros incendie de l’histoire de Trois-Rivières.

Quand tu sais qu’en 1911, un règlement municipal interdisait la possession de plus de deux porcs par famille… en pleine ville!
Quand tu sais qu’en 1931, Trois-Rivières était la ville québécoise dénombrant le plus grand nombre d’enfants par famille, soit une moyenne de 3,15.
Quand tu es fier qu’un curé de Cap-de-la-Madeleine, L.-J. Chamberland, ait créé en 1944 la première coopérative d’habitation de la province, pour reloger des citoyens de Trois-Rivières qui vivaient dans des taudis.
Quand tu sais qu’entre 2002 et 2009, le taux de chômage trifluvien est passé de 10 % à 8,2 % environ, alors que partout ailleurs en Mauricie le chômage augmentait.
Quand…
Le patrimoine, c’est emballant
Quelques nouvelles récentes sur le patrimoine trifluvien, héritage historique que l’on redécouvre… ou qu’on emballe !
- Une trentaine d’Américains de descendance francophone ont investi la Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs la semaine dernière pour retrouver la trace de leurs ancêtres, rapporte Le Nouvelliste. Ces visiteurs, des Leclerc, Richard, Boucher et Senechal, proviennent principalement du Midwest.
- L’organisme Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières a lancé à la mi-juillet la première édition de son circuit touristique à pied dans les anciens quartiers ouvriers de Trois-Rivières. La démarche, c’est le cas de le dire, est originale : il s’agit non seulement de visiter l’environnement urbain, mais aussi d’échanger avec d’authentiques citoyens qui ont toujours vécu dans ces vieux quartiers.
- Une dizaine d’artistes de l’Atelier Presse Papier ont littéralement emballé, avec une courtepointe de 30 pieds sur 18, le canon de la rue des Ursulines, l’horloge de la rue des Forges, l’escalier du bureau de poste, les coffres du Musée québécois de culture populaire et la terrasse de l’Embuscade. Une manifestation artistique qui rappelle la manière de Christo et Jeanne-Claude, couple d’artistes américains qui emballent de larges espaces : ponts, routes, immeubles, arbres, et même des plages et des îles.
Tiens, tiens… et si on emballait un gros morceau de Trois-Rivières pour le transformer en objet d’art? Un pont? Un immeuble? Ou l’autoroute de Francheville?

